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Patrimoine, culture et traditions

  • 10 août 2026
  • Decouverte
  • Le Popo Carnaval de Bonoua

Manifestation culturelle célébrée chaque année à Bonoua, le Popo Carnaval tire ses origines des modifications que les jeunes abourés de Bonoua apportèrent, en 1972, à la fête annuelle des ignames, en organisant le « Popo », qui signifie « masque » en langue abouré. Autrefois, cette tradition était un jeu instauré par les anciens pour effrayer les enfants dits têtus, à l’aide de masques vieux de plusieurs siècles ; elle a depuis évolué pour réunir le plus grand nombre. Devenus adultes, les jeunes gens baptisèrent la fête « Popo Carnaval », y introduisant l’aspect moderne du défilé de chars.

Depuis 1972, l’organisation de cette fête s’inscrit dans les mœurs des Abourés, qui se retrouvent chaque année, pendant la période de Pâques, pour se réjouir dans une même liesse populaire. Le Popo Carnaval débute un samedi par une semaine commerciale animée de matchs de football, de représentations théâtrales, de fanfares et de danses folkloriques, suivie d’un défilé d’hommes masqués ponctué de danses et de scènes burlesques.

La matinée du dimanche est consacrée au culte ancestral et aux réunions familiales. L’après-midi s’ouvre sur un défilé au cours duquel se déroulent des manifestations coutumières du pays abouré, telles que la présentation des filles pubères, l’accompagnement d’une épouse chez son mari ou encore des cérémonies de naissance. Il se poursuit par des défilés de majorettes, de chars magnifiquement décorés et de danses folkloriques sur la place dite « place du Popo », avant de s’achever par un grand bal masqué.

  • Une gastronomie de l’ananas et du manioc

La cuisine abouré se distingue par une grande variété de mets traditionnels emblématiques : l’attiéké, semoule de manioc fermentée ; l’attoukpou, une pâte de manioc cuite à la vapeur ; le bêdê kouman, un plat à base de farine de manioc ; l’édjin, un plat de riz cuit avec du sel ou du sucre dans des feuilles traditionnelles ; ou encore le kôtôkô, un accompagnement à base de manioc et de banane plantain. L’ananas, fruit largement cultivé dans la région, occupe également une place de choix dans cette gastronomie.

À ces spécialités s’ajoutent la sauce n’gbotta, une sauce épicée à base de graines souvent accompagnée de tubercules ou de céréales, ainsi que l’ôgba fié, un mets à base de banane plantain non mûre, le tout relevé d’un mélange de poisson, de piment, de tomate et d’oignon, dans la pure tradition culinaire locale.

  • Le Parc M’Ploussoué

Le parc M’Ploussoué est un complexe socio-culturel de 16 hectares conçu pour valoriser à la fois le patrimoine culturel et le patrimoine naturel de la région. Multifonctionnel, il accueille réunions, visites touristiques, retraites spirituelles, conférences, spectacles, repas collectifs et le grand carnaval local.

Le site comprend un musée composé de quatre salles d’exposition permanentes inspirées de l’architecture traditionnelle abouré, présentant la vie du peuple à travers des objets usuels, des insignes de pouvoir, des instruments de travail et des statuettes ; un théâtre de plein air en forme d’amphithéâtre de 2 000 places ; une salle de conférence ouverte sur les côtés, couvrant 500 m² ; un bar-restaurant avec patio ; un centre artisanal encore non opérationnel ; ainsi qu’un jardin botanique occupant les trois quarts du parc, où vingt-cinq espèces végétales réparties en seize familles ont été recensées. S’y ajoutent les espaces de Kodjoboué, du centre Don-Orione et du centre technique Don-Orione.

  • Le Sanctuaire Marial Notre-Dame-de-la-Garde

Centre de pèlerinage marial rattaché au diocèse de Grand-Bassam, le Sanctuaire Marial Notre-Dame-de-la-Garde de Bonoua a été construit en 2002 par la Congrégation des fils de la Divine Providence de Don Orione. Il porte le statut de grand sanctuaire marial national, au même rang que Notre-Dame d’Afrique Mère-de-Toutes-Grâces d’Abidjan-Attécoubé, Notre-Dame de la Délivrance d’Issia dans le diocèse de Daloa, et la Divine Miséricorde de Raviart dans le diocèse de Yamoussoukro.

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